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5 choses qui m’exaspèrent à Vancouver

Quand je dis qu’on vit à Vancouver, souvent la première réaction que j’ai, c’est de dire tout ce que j’aime y faire. Ce pour quoi je trouve que la ville est géniale. Mais vivre à Vancouver n’a, selon moi, pas que des avantages. Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler des points que je trouve plus négatifs :

1 : l’immobilier

Le coût de l’immobilier ici, doit-on encore en parler? La ville est de plus en plus dans les têtes des classements où il est difficile de se projeter, où les gens restent le moins longtemps ou encore où l’immobilier devient inaccessible par rapport au salaire moyen. Je vous en parlais déjà dans le passé : trouver un appartement en location ici n’est pas toujours évident, mais surtout, il fait très mal financièrement. Depuis notre arrivée ici il y a presque 2 ans et maintenant, les coûts ont encore augmenté avec l’arrivée de la Covid (oui, dans la plupart des villes canadiennes, les prix de location ont baissé et l’achat a explosé… Chez nous : tout a explosé : pas de jaloux). Même dans notre immeuble en proche banlieue, les prix ont grimpé.

L’immobilier est un pilier de nos vies puisqu’on a la chance d’avoir un toit sur la tête. Mais dépenser plus de la moitié de son salaire dans un loyer fait perdre du sens à tout le monde, et surtout aux salaires moyens à bas, obligeant parfois les locataires à occuper plusieurs emplois pour assurer le loyer… Et pour nous, l’achat n’est pas envisageable : observez plutôt cet article de Radio Canada qui montre quel type de maison on peut se payer pour 1 million au Canada… Et je vous laisse admirer la demeure de Vancouver (j’espère que vous êtes bien assis.es).

Voici donc le point noir de la ville pour moi, celui qui me fait envisager de la quitter parfois.

2 : L’architecture

Alors, ce n’est pas que je ne l’aime pas, mais je trouve qu’elle manque de diversité et de charme. Si à Montréal j’aimais le quartier du plateau qui est radicalement différent de la promenade Masson ou encore du Mile-End et de Downtown…. Ici, je suis plus perplexe quand on me demande « quel est le plus beau quartier à voir ». Je trouve qu’hormis Downtown et ses grands buildings (où il y a une alternance entre l’ancien et les tout en verre), et Gastown, le quartier historique, l’architecture est quand même très similaire d’un quartier à l’autre, et c’est la même chose dans les villes de proche banlieue. La belle exception? C’est Fort Langley qui s’en détache. Promis, bientôt je vous montre ça 🙂

Je pense que ce qui rend Vancouver belle, c’est son environnement. On ne prête pas trop attention aux habitations, mais on peut observer comme la skyline de Downtown diminue pour laisser apparaître le Stanley Park. On peut apprécier les deux grands ponts qui font naître Granville Island. Depuis False Creek, on observe les grandes tours de Yaletown qui ont les pieds dans l’eau. À Coal Harbour, on aime observer la vue sur North Vancouver et regarder les hydravions s’envoler.

3 : Le manque de culture

Ça rejoint un peu mon point du patrimoine architectural : mais le manque de culture ici me rend vraiment chafouin. Dans le passé, j’ai eu la chance de vivre dans des villes qui bougeaient énormément et, ici, c’est quelque chose qui me manque cruellement. C’est peut-être mon côté très européenne, mais je suis en manque de théâtre, de festivals accessibles (à Montréal l’été, tout est accessible facilement et l’art envahit les rues, c’est tellement chouette). J’imagine qu’il doit y avoir une part culturelle, une part économique, mais oui : le manque de culture est définitivement quelque chose de difficile pour moi.

4 : Les extrêmes de la ville

Ok, là il y a deux teams sur ce sujet : personnellement, je suis dans celle qui ne comprend pas. Je ne comprends pas qu’une ville aussi développées et riche que Vancouver peut être faite d’autant d’extrêmes. Comment peut-on avoir, en plein centre-ville, des magasins de Lamborghini, Ferrari & autres luxe clinquant et, deux rues plus loin, le quartier où il y a le plus de gens en détresse au Canada? Vancouver est la ville qui a le plus de décès par overdose de tout le pays. Si vous passez par ici, vous pourriez être choqué.e par le nombre de gens en crise, par le nombre de gens qui se droguent en plein jour en pleine rue. Et le nombre d’overdoses ne cesse d’augmenter malheureusement. Pour autant, rien n’est fait pour encadrer les loyers et faciliter l’accès au logement pour tous, les associations ne sont pas assez aidées, les habitants pas tellement sensibilisés… La mairie et sa gestion sont souvent critiquées, qui elle-même rejette la faute sur la Province, qui elle-même…. Bref. Vous voyez le schéma, mais en attendant, les choses ne bougent pas très vite.

5 : L’étendue

En fait, ce point est à la fois quelque chose que je n’aime pas, et que j’aime en même temps. Je m’explique. J’aime que la ville soit étendue, ça permet de répartir la population et d’éviter un centre noir de monde (sauf en été, c’est incontournable ahah). Mais : je trouve qu’en plein hiver, quand il pleut des cordes, parfois la ville n’est pas la plus friendly si on veut se déplacer rapidement et simplement. Exemple : vous êtes au bout du West End et vous avez un rendez-vous à cet endroit. Si vous avez une voiture c’est parfait : en 15 minutes (si le trafic le permet) vous y êtes. Si vous n’avez pas de voiture : ça vous prendra 45 minutes avec 2 bus et 1 skytrain. Et c’est un peu tout le noeud de la ville je trouve. En plein été, on peut prendre le vélo et se débrouiller. Mais quand Raincouver est dans la place, personne ne veut vivre ça (en tout cas, pas moi :D).

Et le problème se poursuit, voir s’amplifie, si vous voulez sortir de la ville sans voiture. À chaque sortie nature, ça devient vite une aventure sans fin qui prend au minimum 1h de temps aller, plusieurs changements pour arriver à un endroit plus touristique car accessible en transports. Et ça rejoint un peu le côté « extrême » de la ville car : oui la nature est tout à côté de la ville… Mais pour y accéder, il faut une voiture. Et oui c’est une ville pensée pour les voitures, mais l’assurance de ladite voiture est une des plus onéreuses du pays.

Donc au final, je crois que ce qui me déplaît dans la ville c’est que : oui elle a un rythme et une ambiance de vie idéale pour moi (comme pour beaucoup, je crois). Mais c’est un confort qu’on paye très très cher et qui, petit à petit, tend à rendre la ville comme une ville du « tout ou rien » où il faut gagner très bien sa vie pour être dans un confort bien plus facilement accessible en dehors de la région.

J’espère que ce type d’article vous plaira. Je dois être honnête avec vous : il n’a pas été des plus simples à écrire. À chaque fois que je pensais à un point négatif, j’avais tendance à le minimiser en me disant « oui mais en échange on a ceci… ou cela… ». La semaine prochaine, je vous emmène vers les points positifs de la ville et les belles choses à y faire si vous venez en vacances.

3 Commentaires

  • […] Si je trouve que pour vivre à Vancouver, il faut avoir un gros budget, je trouve également qu’il est facile de profiter gratuitement du gros avantage de la ville : son environnement et ses points de vue. […]

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  • Laura
    11/11/2021 at 23:18

    Bonjour ! Je suis arrivée depuis seulement 2 semaines et je ressens extrêmement fort ces points négatifs ! D ailleurs pour l’instant je ne ressens que ça ! J’espère que la durée me fera apprécier le reste. Je vais continuer à lire vos articles !
    Il me reste tout à voir et tester mais j’aurais ajouté la nourriture ! Et le fait que les 3/4 de la population semble asiatique donc la food semble à prédominance asiatique ( tout le monde n’est pas fan)

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    • Élodie
      21/11/2021 at 20:10

      Bonjour Laura, oh oui je vous souhaite que les côtés positifs l’emportent au final. Il y a effectivement des choses qui m’exaspèrent profondément, mais au final, je m’y sens quand même très bien. J’espère que le charme de la région de Vancouver saura bercer votre coeur et vous apporter toutes les belles choses qui en font une région si belle à vivre :’)

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